Dispositif Mon soutien psy : quelles sont les évolutions en 2025 ?
Le dispositif Mon soutien psy de l’Assurance maladie s’améliore pour faciliter l’accès aux soins psychologiques.
Davantage de séances remboursées
Mon soutien psy évolue en 2025. Désormais, les patients peuvent bénéficier de 12 séances d’accompagnement psychologique par an, contre 8 précédemment. Ce forfait comprend :
- une première séance d’évaluation qui permet au psychologue de prendre connaissance du patient et d’estimer le nombre de séances nécessaires ;
- 11 séances de suivi, d’une durée comprise entre 45 minutes et une heure, en présentiel ou en visioconférence.
Le dispositif Mon soutien psy s’adresse aux personnes de plus de 3 ans qui souffrent de troubles psychiques d’intensité légère à modérée tels que :
- l’anxiété, l’angoisse ou le stress ;
- la déprime ;
- les troubles du sommeil ;
- les troubles du comportement alimentaire ;
- une consommation problématique d’alcool, de tabac ou de cannabis, sans dépendance avérée.
Dans le cadre de troubles plus sévères, il n’est donc pas possible de bénéficier du dispositif Mon soutien psy. Il faut alors se tourner vers une prise en charge adaptée par un psychiatre.
Un accès direct au dispositif
Pour profiter de Mon soutien psy, il n’est plus nécessaire de consulter au préalable un médecin. L’accès aux soins est ainsi facilité. Il suffit de prendre rendez-vous directement avec un psychologue conventionné par l’Assurance maladie. Autre nouveauté 2025, les étudiants peuvent cumuler les 12 séances gratuites du dispositif Santé psy étudiant avec celles de Mon soutien psy.
Revalorisation du tarif des séances
Le tarif des consultations a été revalorisé de 30 à 50 euros par séance. Mais cette augmentation n’entraîne pas nécessairement de surcoût pour les patients puisque :
- 60 % du coût reste pris en charge par l’Assurance Maladie ;
- les 40 % restants peuvent être couverts par les mutuelles, selon les modalités des contrats.
À noter que certains bénéficiaires peuvent être dispensés de l’avance des frais. C’est le cas par exemple :
- des personnes en situation de précarité qui bénéficient de la complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale d’État (AME) ;
- des malades pris en charge pour une affection de longue durée, un accident du travail ou une maladie professionnelle ;
- des femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher.
Les affections psychologiques et l’assurance de prêt
Pour valider un prêt, les banques exigent une assurance emprunteur couvrant notamment le décès ou l’invalidité, même si aucune loi ne l’impose. Or, les troubles psychologiques – comme la dépression, la bipolarité ou encore le burn-out – sont classés parmi les maladies non objectivables (MNO), souvent considérées comme un risque aggravé par les assureurs. Dans ce cas, l’assurance peut être plus chère (surprime), exclure certains risques, voire être refusée.
Si l’assurance emprunteur ne couvre pas les MNO, deux options peuvent s’envisager :
- négocier le rachat de garantie auprès de l’assureur ;
- changer de contrat grâce à la délégation d’assurance de prêt immobilier au moment de la souscription ou en cours de crédit (possible grâce à la loi Lemoine de 2022).